Une taxonomie produit est le système de classification hiérarchique qui organise chaque produit que vous vendez en rayons, catégories et sous-catégories, et rattache à chaque niveau les attributs et les règles que ses produits doivent respecter. Elle détermine où un produit se place dans le catalogue, quels champs il exige avant d’être publié, et comment il se rattache à la navigation de votre site, à vos filtres de recherche et à vos canaux de vente comme Google Shopping.

Ce guide explique ce qu’est une taxonomie produit, en quoi elle diffère des attributs et de la catégorie de produit Google, et comment en construire une étape par étape, avec des exemples pour la mode, le mobilier et l’industrie B2B. Un modèle de taxonomie produit gratuit est proposé dans les étapes de construction.

En bref

  • Une taxonomie est un système de classification accompagné de ses règles, pas seulement un menu. Les catégories organisent les produits ; les attributs les décrivent.
  • Partez de vos produits réels, concevez un petit nombre de catégories de premier niveau, gardez une hiérarchie peu profonde et utilisez les attributs pour les variations.
  • Séparez votre taxonomie interne de la catégorie de produit Google. Associez chaque catégorie de dernier niveau à la catégorie Google la plus précise et tenez cette correspondance à un seul endroit.
  • Donnez un responsable à la taxonomie et un rythme de révision, sinon elle dérive.

Qu’est-ce qu’une taxonomie produit ?

Le mot vient du grec taxis (arrangement) et nomos (loi ou méthode) : les règles selon lesquelles on range les choses. En e-commerce, une taxonomie produit répond à trois questions pour chaque produit : de quel type de produit s’agit-il, à quelle catégorie appartient-il, et sous quel rayon se trouve cette catégorie ? Ces questions correspondent aux niveaux dont la plupart des catalogues ont besoin, du rayon jusqu’au type de produit.

Niveau Nom Exemple
1 Rayon Vêtements
2 Catégorie Vêtements homme
3 Sous-catégorie Vestes
4 Type de produit Vestes de pluie
Exemple de taxonomie produit à trois niveaux (libellés de l'image en anglais) : Clothing au niveau 1, Men's, Women's et Kids' Clothing au niveau 2, puis Jackets, Trousers et Knitwear sous Men's Clothing au niveau 3

Exemple de taxonomie produit à trois niveaux (libellés de l'image en anglais) : Clothing au niveau 1, Men's, Women's et Kids' Clothing au niveau 2, puis Jackets, Trousers et Knitwear sous Men's Clothing au niveau 3

Chaque produit se place au niveau le plus précis, jamais tout en haut. Un produit n’est pas simplement « Vêtements » : c’est une veste de pluie pour homme.

Ce que pilote une taxonomie produit

  • Jeux d’attributs. Un t-shirt a besoin d’un col et d’une longueur de manche ; un ordinateur portable, non.
  • Règles de validation. Par exemple, chaque produit électronique exige un GTIN, ainsi qu’une étiquette énergie lorsqu’il y en a une.
  • Navigation et recherche. Les filtres ne fonctionnent que si la couleur, la taille ou la matière sont des attributs structurés sur des produits placés dans la bonne catégorie.
  • Flux des canaux. Google Shopping, les places de marché et les partenaires grossistes utilisent chacun leur propre structure de catégories ; votre taxonomie est le point de départ de la correspondance.
  • Exigences de contenu. Les informations que l’équipe doit collecter pour chaque catégorie.

Pourquoi c’est important

Une taxonomie faible se voit d’abord dans les opérations, bien avant d’apparaître dans les ventes. Sans règles claires, chaque nouveau produit est une décision au cas par cas, et chacun décide différemment. Des produits atterrissent dans la mauvaise catégorie, reçoivent le mauvais jeu d’attributs, et des champs obligatoires manquent sans que personne ne s’en aperçoive. Les flux des canaux deviennent un travail de catégorisation manuelle pour chaque canal. Une taxonomie claire retire ces décisions du quotidien.

Comparaison avant et après (libellés de l'image en anglais) : une liste non structurée de noms de produits incohérents à côté d'une hiérarchie claire Clothing, Men's Clothing, Jackets avec des variantes de produit

Comparaison avant et après (libellés de l'image en anglais) : une liste non structurée de noms de produits incohérents à côté d'une hiérarchie claire Clothing, Men's Clothing, Jackets avec des variantes de produit

Taxonomie, catégories, attributs et catégorie de produit Google

Ces termes sont souvent employés comme s’ils étaient équivalents. Ce n’est pas le cas :

Terme Ce que c’est Exemple Qui le contrôle
Taxonomie Le système de classification complet et ses règles Votre structure rayon, catégorie, sous-catégorie, vos règles de nommage et vos jeux d’attributs Vous
Catégorie Un nœud de la taxonomie Vestes homme Vous
Attribut Une propriété d’un produit au sein de sa catégorie Couleur : bleu marine. Taille : L. Matière : nylon Vous, valeur par valeur
Catégorie de produit Google La classification propre à Google, envoyée dans le champ google_product_category d’un flux Shopping Vêtements et accessoires > Vêtements > Vêtements de plein air > Manteaux et vestes (ID 5598) Google
Type de produit Votre propre chemin de catégorie, envoyé dans le champ product_type d’un flux Shopping Homme > Vestes > Vestes de pluie Vous

La taxonomie indique où se place un produit. Les attributs décrivent ce qu’il est. Un produit sans place dans la taxonomie ne se trouve pas en parcourant le catalogue ; un produit sans attributs ne peut être ni filtré ni associé à des recherches précises. Il vous faut les deux.

La taxonomie de Google est une liste à part vers laquelle vous faites la correspondance, pas un remplacement de la vôtre. Le fichier officiel de Google (version du 21 septembre 2021) compte 5 595 catégories réparties en 21 groupes de premier niveau, sur sept niveaux au plus. Google indique que google_product_category est facultatif pour chaque produit et attribue lui-même une catégorie si vous omettez le champ. Lorsque vous le renseignez, envoyez soit l’ID numérique, soit le chemin complet (pas les deux) et choisissez la catégorie la plus précise qui décrit le produit. Certaines catégories Google, comme Vêtements et accessoires, ajoutent leurs propres champs obligatoires, ce qui explique en partie l’importance de la valeur. L’ID numérique est identique dans toutes les langues ; les noms de catégories de ce guide proviennent du fichier français de Google.

Plusieurs de vos catégories peuvent correspondre à une même catégorie Google. Google n’a qu’une seule catégorie Chaussures (ID 187) : chaque type de chaussure de votre taxonomie s’y rattache, et la différence entre une basket et un richelieu reste dans les attributs. La comparaison complète se trouve dans catégorie de produit Google ou taxonomie interne (EN), et le guide de la taxonomie des catégories de produits Google explique comment trouver le bon ID.

Comment construire une taxonomie produit : étape par étape

Huit étapes pour construire une taxonomie produit (libellés de l'image en anglais) : définir les objectifs, auditer les produits, catégories de premier niveau, définir la hiérarchie, définir les attributs, faire la correspondance avec Google, documenter les règles, planifier l'évolution

Huit étapes pour construire une taxonomie produit (libellés de l'image en anglais) : définir les objectifs, auditer les produits, catégories de premier niveau, définir la hiérarchie, définir les attributs, faire la correspondance avec Google, documenter les règles, planifier l'évolution

Étape 1 : définir ce que la taxonomie doit faire

Avant de nommer la moindre catégorie, décidez des missions qu’elle doit remplir. La plupart des catalogues e-commerce ont besoin des trois à la fois : porter la navigation et la recherche du site, se rattacher proprement aux exigences des canaux, et organiser le travail interne pour que les équipes produit et les merchandisers puissent trouver, mettre à jour et analyser les produits. Ces missions entrent parfois en conflit. Une taxonomie conçue uniquement pour les opérations internes correspond souvent mal à la façon dont les clients cherchent. Fixez d’abord la priorité : cela évite de tout refaire.

Étape 2 : partir de vos produits, pas d’une page blanche

Exportez tous vos SKU et lisez toute la liste avant de concevoir quoi que ce soit. Repérez les regroupements naturels, les cas particuliers qui ne rentrent nulle part, le nombre de produits dans chaque catégorie possible et les attributs que partagent les produits d’un même groupe. Une catégorie de deux produits à côté d’une catégorie de deux mille signale en général une hiérarchie déséquilibrée. Inutile de modéliser tout l’univers : commencez par les gammes qui comptent le plus pour le chiffre d’affaires et étendez à partir de là.

Étape 3 : concevoir les catégories de premier niveau

Les catégories de premier niveau doivent être assez larges pour rester stables et assez précises pour avoir un sens. Entre cinq et douze est une fourchette courante pour une boutique ; moins, c’est souvent trop grossier, beaucoup plus encombre la navigation. (La taxonomie de Google compte 21 groupes de premier niveau parce qu’elle doit couvrir tous les types de produits, pas l’assortiment d’une seule boutique.) Un test pratique : quelqu’un qui n’a jamais vu votre catalogue devrait pouvoir placer n’importe quel produit dans la bonne catégorie de premier niveau sans réfléchir.

Il existe deux façons courantes de commencer. En partant du client : utilisez les données de recherche du site, les requêtes de la Search Console et les mots que les clients emploient pour décrire ce qu’ils veulent. En partant de Google : commencez par le premier niveau de Google, ce qui facilite la correspondance avec les canaux ; vous pouvez toujours employer d’autres libellés, plus proches des clients. Pour une boutique de mode, le premier niveau pourrait être Femme, Homme, Enfant, Chaussures et Accessoires. Pour des articles de maison : Meubles, Cuisine et salle à manger, Linge de lit et bain, Décoration et Éclairage.

Étape 4 : construire la hiérarchie (et s’arrêter tôt)

La plupart des catalogues ont besoin d’au moins trois niveaux : rayon, catégorie et sous-catégorie. Les plus grands ajoutent un quatrième niveau pour le type de produit. Aller plus profond aide rarement et rend la structure plus difficile à maintenir. La taxonomie de Google montre le même schéma : 5 150 de ses 5 595 catégories (92 %) se situent dans les cinq premiers niveaux, et seules 445 descendent jusqu’aux niveaux six et sept.

L’erreur la plus fréquente dans la hiérarchie des catégories d’une boutique en ligne consiste à transformer chaque caractéristique en niveau. Au lieu de Vêtements > Homme > Hauts > Chemises > Décontracté > Manches courtes > Coton > Col rond, utilisez Chemises homme > Chemises décontractées et laissez les attributs porter la longueur de manche, la matière et le col. Les catégories regroupent les produits qui demandent le même type d’informations ; les attributs décrivent la variation à l’intérieur. Pour les arbitrages de structure, voir taxonomie produit plate ou hiérarchique (EN), et pour la façon dont les catégories alimentent les filtres, navigation à facettes et taxonomie produit (EN).

Étape 5 : définir les attributs et les règles par catégorie

C’est l’étape que la plupart des équipes sautent, et c’est pourquoi tant de taxonomies s’effondrent. Pour chaque catégorie de dernier niveau, documentez les attributs obligatoires (sans eux, un produit ne peut pas être publié), recommandés et facultatifs. Un exemple pour une catégorie :

T-shirts femme Attributs
Obligatoires Taille, couleur, composition de la matière, col, longueur de manche, instructions d’entretien, au moins deux images
Recommandés Coupe, motif, occasion, guide des tailles
Règles de validation La composition de la matière totalise 100 % ; le prix est supérieur à zéro ; la description atteint votre longueur minimale et reste dans la limite de chaque canal

Cela devient votre liste de contrôle de la qualité des données : un produit ne peut pas être mis en ligne tant que les attributs obligatoires de sa catégorie ne sont pas complets. Le contrôle de complétude des données produit montre où un catalogue présente des lacunes.

Étape 6 : faire la correspondance avec Google et vos autres canaux

Votre taxonomie interne est la source de vérité ; les canaux reçoivent une correspondance issue d’elle. Associez chaque catégorie de dernier niveau à la catégorie Google la plus précise, une seule fois, et tenez la correspondance de façon centralisée. Utilisez le fichier officiel de taxonomie de Google pour trouver les ID, ou le chercheur de catégorie Google .

Votre catégorie Catégorie de produit Google ID
T-shirts femme Vêtements et accessoires > Vêtements > Hauts 212
Robes femme Vêtements et accessoires > Vêtements > Robes 2271
Vestes homme Vêtements et accessoires > Vêtements > Vêtements de plein air > Manteaux et vestes 5598
Chaussures de course homme Vêtements et accessoires > Chaussures 187

Google n’a pas de catégorie distincte pour les t-shirts : le col et la longueur de manche restent donc des attributs, et toutes les chaussures partagent une seule catégorie Google. Amazon et les autres places de marché ont leurs propres structures, qui diffèrent d’une place de marché à l’autre ; prévoyez donc une colonne de correspondance par canal. Le guide de mise en correspondance des catégories détaille les règles de correspondance entre catégories fournisseurs et canaux.

Étape 7 : tester avec de vrais produits, puis documenter les règles

Avant de déployer la taxonomie, testez-la sur 50 à 100 produits représentatifs de la gamme : meilleures ventes, nouveautés, lots et variantes, et les cas particuliers qui ne rentrent pas proprement. L’équipe peut-elle les catégoriser sans débat ? Les jeux d’attributs ont-ils du sens ? Corrigez les lacunes maintenant, avant que dix mille produits soient mal classés. Mettez ensuite les règles par écrit : l’arbre complet des catégories, ce qui relève de chaque catégorie et ce qui n’en relève pas, les jeux d’attributs, les conventions de nommage, les règles d’exception et qui peut modifier quoi.

Partez d’un modèle plutôt que d’une page blanche : téléchargez le modèle de taxonomie produit gratuit (Excel) , avec des structures de départ pour cinq secteurs, des jeux d’attributs et des ID de catégories Google, ou lisez d’abord ce que contient le modèle . Il existe aussi en anglais et en allemand .

Étape 8 : prévoir le changement et désigner un responsable

Aucune taxonomie ne traverse un catalogue qui grandit sans changer. De nouvelles gammes demandent des catégories, des cas particuliers apparaissent, et une sous-catégorie surchargée devra être scindée. Désignez un responsable de la taxonomie, qui a le dernier mot sur la structure, le nommage et les changements, en général quelqu’un des opérations produit, de la gouvernance des données ou du merchandising. Une répartition simple des responsabilités :

Tâche Responsable taxonomie Équipe produit Merchandising IT/Systèmes
Créer de nouvelles catégories Réalise Consultée Consulté Informé
Définir les jeux d’attributs Réalise Consultée Informé Informé
Approuver les changements de catégories Réalise Consultée Consulté Informé
Faire la correspondance avec les taxonomies externes Réalise Consultée – Consulté
Révision périodique Réalise Informée Informé –

Révisez la structure au moins une fois par an à partir des données de recherche, des performances des canaux et de la croissance du catalogue, et plus souvent tant que le catalogue évolue vite. Parmi les signes qu’il faut reconstruire : une grande catégorie « Autres » ou « Divers », des produits placés dans plusieurs catégories aux exigences d’attributs contradictoires, des noms de catégories incohérents et une correspondance avec les canaux qui n’est plus propre. La checklist d’audit de taxonomie (EN) guide cette révision, et comment migrer une taxonomie produit (EN) explique comment modifier une structure en production sans casser la boutique.

Exemples de taxonomies produit

Les principes restent les mêmes d’un secteur à l’autre ; la profondeur, les attributs et les règles changent. Trois exemples concrets :

Mode

Les taxonomies de la mode sont façonnées par les systèmes de tailles, la couleur et les saisons. Une structure typique est Femme > Hauts > T-shirts, avec la longueur de manche et le col comme attributs plutôt que comme niveaux supplémentaires. La couleur demande deux champs, un nom marketing pour la fiche produit et une valeur normalisée pour les filtres et les flux, et la taille doit déclarer le système de tailles utilisé. Le tableau de correspondance ci-dessus montre comment ces catégories s’inscrivent dans la taxonomie de Google. La structure complète, les jeux d’attributs par sous-catégorie et la gestion des catégories saisonnières figurent dans le guide taxonomie produit pour l’e-commerce de mode (EN).

Mobilier et articles de maison

Les clients cherchent par pièce, style, matière et dimensions, ce qui pose la première question de conception : organiser par pièce ou par type de produit ? Les types comme les canapés, les tables et les lits correspondent directement aux catégories de mobilier de Google, alors qu’une table d’appoint peut aller dans plusieurs pièces. Une réponse courante est une hiérarchie par type avec la pièce comme attribut filtrable : vous obtenez les deux chemins de navigation sans placer les produits dans deux catégories. Les dimensions (largeur, hauteur, profondeur) et le poids sont des attributs dont les acheteurs de mobilier ont besoin avant d’acheter, et la matière fonctionne mieux avec un nom marketing et une valeur normalisée. Côté Google, les canapés correspondent à Meubles > Canapés (ID 460) et les tables à manger à Meubles > Tables > Tables de salle à manger et de cuisine (ID 4355). La structure complète figure dans taxonomie produit pour les articles de maison et le mobilier (EN).

Industrie B2B

Une taxonomie produit B2B sert des acheteurs qui connaissent souvent déjà la référence, la qualité de matière et la certification dont ils ont besoin. Elle s’appuie généralement sur une norme de classification établie comme UNSPSC, eCl@ss ou GS1 GPC en guise de socle interne, avec des noms de catégories adaptés aux acheteurs en couche d’affichage. Les attributs sont techniques : pour une vis, par exemple, la norme de filetage, la qualité de matière, le type de tête, la longueur et la finition ; pour la conformité, des éléments comme le marquage CE, RoHS, REACH, l’indice IP et la norme selon laquelle le produit est fabriqué. Les références, les quantités minimales de commande et les prix dégressifs relèvent de champs structurés, pas des descriptions. La taxonomie de Google est conçue pour les flux Shopping du commerce de détail : ne faites donc la correspondance qu’où vous vendez via Shopping. Les vis à tête hexagonale, par exemple, correspondent à Quincaillerie > Accessoires de quincaillerie > Fixations pour matériel > Écrous et boulons (ID 1739). Le guide taxonomie produit pour les produits industriels B2B (EN) contient la structure complète.

Autres guides sectoriels : alimentation et boissons (EN), électronique (EN) et beauté et cosmétiques (EN).

Bonnes pratiques pour une taxonomie produit

  • Concevoir pour les clients et pour les opérations. Construisez la taxonomie maître pour les opérations : contrôle des attributs, validation et modèle de données. Donnez ensuite aux clients des vues de navigation qui s’y rattachent. La navigation peut être pilotée par le merchandising (« Meilleures ventes », « Nouveautés ») ; la taxonomie doit être pilotée par les données.
  • Choisir une convention de nommage et l’appliquer. Décidez du singulier ou du pluriel, de la graphie (avec ou sans trait d’union, par exemple) et de l’ordre du général au particulier ; puis documentez-le. « Chaussures de course homme » et « Chaussures pour hommes » dans le même arbre rendent un catalogue brouillon.
  • Rester peu profond et utiliser les attributs pour les variations. Les catégories regroupent des produits qui demandent les mêmes informations ; elles ne servent pas à décrire chaque caractéristique.
  • Laisser les catégories piloter des règles, pas seulement des libellés. Une catégorie est un contrat : les produits qu’elle contient ont ces attributs, suivent ces règles de validation et respectent ces normes de qualité. Sinon, ce n’est qu’un menu de navigation.
  • Donner une seule catégorie principale à chaque produit. Elle pilote le jeu d’attributs. Des catégories secondaires peuvent exister pour la navigation ou le merchandising, afin que les exigences d’attributs ne se contredisent jamais.
  • Faire la correspondance une fois, au dernier niveau, et la tenir à un seul endroit. Mettez-la à jour quand un canal modifie sa taxonomie.
  • Désigner un responsable et réviser régulièrement. Sans gouvernance, des catégories « Divers » apparaissent.

Erreurs courantes de taxonomie produit

  • Copier la taxonomie d’un concurrent. Elle convient à son catalogue, à ses clients et à ses opérations, pas aux vôtres. Étudiez-la, puis construisez la vôtre.
  • Confondre taxonomie et navigation. Elles se recoupent, mais répondent à des questions différentes.
  • Créer des catégories « Autres » ou « Divers ». Elles deviennent des fourre-tout. Une grande catégorie de ce type signifie que le modèle est cassé.
  • Construire uniquement pour le catalogue d’aujourd’hui. Anticipez une ou deux extensions de gamme sans trop en faire.
  • Faire la correspondance avec des catégories parentes plutôt qu’avec le dernier niveau. Une catégorie Google vague donne à Google une moins bonne description du produit.
  • Pas de responsable et pas de validation. Si tout le monde peut créer des catégories, la structure devient un grand désordre.

Guides sur la taxonomie produit par thème

Gérer votre taxonomie produit dans LynkPIM

Un tableur est un bon endroit pour concevoir une taxonomie. Dès qu’il faut la faire respecter sur de nombreux produits et par de nombreuses personnes, il est utile de garder la structure et ses règles dans le système où vivent les produits. Dans LynkPIM, vous pouvez :

  • construire l’arbre des catégories avec des groupes de premier niveau et des catégories enfants, et y affecter des produits ;
  • créer des attributs typés, avec des options autorisées et un comportement obligatoire ou de validation ;
  • regrouper les produits qui partagent un ensemble de champs en familles de produits, de sorte que le schéma d’une famille définisse ce dont ses produits ont besoin ;
  • contrôler les produits avec des règles de complétude et de qualité avant qu’ils n’atteignent un canal ; et
  • utiliser des mappings d’import pour associer les colonnes source aux champs LynkPIM et réutiliser le mapping d’un import à l’autre.

La documentation (en anglais) détaille la configuration des attributs et de la taxonomie (EN) et les familles de produits et schémas de famille (EN) ; la modélisation des données produit donne la vue d’ensemble.

Commencer gratuitement : LynkPIM est gratuit jusqu’à 25 produits, avec toutes les fonctionnalités essentielles. La page des tarifs explique ce qui s’applique au-delà ; ou téléchargez le modèle de taxonomie gratuit pour concevoir d’abord votre structure. Pour savoir où en sont aujourd’hui vos données produit, faites le score de préparation PIM .

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’une taxonomie produit ?

Une taxonomie produit est le système de classification hiérarchique qui organise les produits en rayons, catégories et sous-catégories, et définit les attributs et les règles de chaque niveau. Elle pilote la navigation et les filtres du site, les flux des canaux et la gestion interne du catalogue.

Comment construire une taxonomie produit ?

Définissez ce que la taxonomie doit faire, auditez vos produits, concevez 5 à 12 catégories de premier niveau, construisez une hiérarchie de trois à cinq niveaux en général, définissez des attributs obligatoires et recommandés par catégorie, associez chaque catégorie de dernier niveau à la taxonomie de Google et à vos autres canaux, testez avec de vrais produits et documentez les règles. Désignez ensuite un responsable et révisez régulièrement.

Quels sont des exemples de taxonomie produit ?

Un exemple pour la mode : Vêtements > Vêtements homme > Vestes > Vestes de pluie. Un exemple pour le mobilier : Meubles > Canapés > Canapés d’angle. Un exemple industriel : Fixations > Boulons > Boulons à tête hexagonale. Les guides pour la mode, les articles de maison et le mobilier, et l’industrie B2B présentent des structures complètes avec leurs jeux d’attributs.

Quelles sont les bonnes pratiques pour une taxonomie produit ?

Construisez la taxonomie maître pour les opérations et traitez la navigation du site comme une vue de celle-ci, utilisez une convention de nommage documentée, gardez la hiérarchie peu profonde et utilisez les attributs pour les variations, laissez les catégories piloter les jeux d’attributs et les règles de validation, donnez une catégorie principale à chaque produit, faites la correspondance avec Google au dernier niveau et désignez un responsable qui approuve les changements.

En quoi une taxonomie produit B2B est-elle différente ?

Les acheteurs B2B cherchent souvent par référence et par spécification technique ; une taxonomie B2B s’appuie donc fréquemment sur une norme de classification comme UNSPSC, eCl@ss ou GS1 GPC. Elle porte des attributs de spécification et de conformité, par exemple la norme de filetage, la qualité de matière, le marquage CE ou l’indice IP, et traite les références, les quantités minimales de commande et les prix dégressifs comme des données structurées.

Existe-t-il un modèle de taxonomie produit gratuit, et quel outil utiliser ?

Oui. Le modèle de taxonomie produit gratuit de LynkPIM est un classeur Excel avec des structures de départ pour cinq secteurs, des jeux d’attributs et des ID de catégories Google, en français, en anglais et en allemand. Un tableur suffit pour concevoir une taxonomie. Passez à un PIM lorsque vous devez faire respecter les jeux d’attributs, la validation et la correspondance avec les canaux sur de nombreux produits. LynkPIM est gratuit jusqu’à 25 produits.

Sources et méthode de vérification

Les informations sur la taxonomie de Google (5 595 catégories, 21 groupes de premier niveau, jusqu’à sept niveaux, ainsi que tous les ID et chemins de ce guide) ont été vérifiées en octobre 2026 à partir du fichier officiel de taxonomie en français de Google (version du 21 septembre 2021) ; le fichier anglais contient les mêmes ID. Les affirmations sur les champs google_product_category et product_type suivent l’aide de Google Merchant Center (en anglais) sur la catégorie de produit Google et le type de produit . Les nombres de niveaux, les listes d’attributs et les repères comme « cinq à douze catégories de premier niveau » relèvent de la pratique courante et servent de points de départ, pas de normes. Les affirmations sur LynkPIM suivent la documentation produit indiquée plus haut. Dernière mise à jour : octobre 2026.